la survivance

Posté par dreemkeeper le 25 janvier 2008

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trouvée ici : http://ilevertefrance.free.fr/Found.html Seattle (1786?-1866) est avant tout le nom d’un grand chef indien des tribus Dumawish et Suquamish. Il est connu en particulier pour son discours de 1854 lors de négociations avec le gouvernement des États-Unis, dans lequel il exprimait son refus de vendre les territoires indiens. L’authenticité des mots est contestée, et il existe au moins trois versions du texte. Grâce aux notes prises par le docteur Henry Smith, négociateur du gouvernement, une première version fût publiée dans le Seattle Sunday Star en octobre 1887. Celle qui fait aujourd’hui figure de référence date des années 70. Comment pouvez-vous acheter ou vendre le ciel, la chaleur de la terre ?L’idée nous paraît étrange. Si nous ne possédons pas la fraîcheur de l’air et le miroitement de l’eau, comment est-ce que vous pouvez les acheter ?Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple.

Chaque aiguille de pin luisante, chaque rive sableuse, chaque lambeau de brume dans les bois sombres, chaque clairière et chaque bourdonnement d’insecte sont sacrés dans le souvenir et l’expérience de mon peuple.
La sève qui coule dans les arbres transporte les souvenirs de l’homme rouge.

Les morts des hommes blancs oublient le pays de leur naissance lorsqu’ils vont se promener parmi les étoiles. Nos morts n’oublient jamais cette terre magnifique, car elle est la mère de l’homme rouge. Nous sommes une partie de la terre, et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs ; le cerf, le cheval, le grand aigle, ce sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs dans les prés, la chaleur du poney, et l’homme, tous appartiennent à la même famille.Aussi lorsque le Grand chef à Washington envoie dire qu’il veut acheter notre terre, demande-t-il beaucoup de nous. Le Grand chef envoie dire qu’il nous réservera un endroit de façon que nous puissions vivre confortablement entre nous. Il sera notre père et nous serons ses enfants. Nous considérons donc votre offre d’acheter notre terre. Mais ce ne sera pas facile. Car cette terre nous est sacrée.

Cette eau scintillante qui coule dans les ruisseaux et les rivières n’est pas seulement de l’eau mais le sang de nos ancêtres. Si nous vous vendons de la terre, vous devez vous ra
ppeler qu’elle est sacrée et que chaque reflet spectral dans l’eau claire des lacs parle d’événements et de souvenirs de la vie de mon peuple. Le murmure de l’eau est la voix du père de mon père.Les rivières sont nos frères, elles étanchent notre soif. Les rivières portent nos canoës, et nourrissent nos enfants. Si nous vous vendons notre terre, vous devez désormais vous ra

ppeler, et l’enseigner à vos enfants, que les rivières sont nos frères et les vôtres, et vous devez désormais montrer pour les rivières la tendresse que vous montreriez pour un frère. 
Nous savons que l’homme blanc ne comprend pas nos mœurs. Une parcelle de terre ressemble pour lui à la suivante, car c’est un étranger qui arrive dans la nuit et prend à la terre ce dont il a besoin. La terre n’est pas son frère, mais son ennemi, et lorsqu’il l’a conquise, il va plus loin. Il abandonne la tombe de ses aïeux, et cela ne le tracasse pas. Il enlève la terre à ses enfants et cela ne le tracasse pas. La tombe de ses aïeux et le patrimoine de ses enfants tombent dans l’oubli. Il traite sa mère, la terre, et son frère, le ciel, comme des choses à acheter, piller, vendre comme les moutons ou les perles brillantes. Son appétit dévorera la terre et ne laissera derrière lui qu’un désert.Il n’y a pas d’endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. Mais peut-être est-ce parce que je suis un sauvage et ne comprends pas. Le vacarme semble seulement insulter les oreilles. Et quel intérêt y a-t-il à vivre si l’homme ne peut entendre le cri solitaire de l’engoulevent ou les palabres des grenouilles autour d’un étang la nuit ? Je suis un homme rouge et ne comprends pas. L’Indien préfère le son doux du vent s’élançant au-dessus de la face d’un étang, et l’odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi, ou parfumé par le pin pignon.L’air est précieux à l’homme rouge, car toutes choses partagent le même souffle.La bête, l’arbre, l’homme. Ils partagent tous le même souffle.L’homme blanc ne semble pas remarquer l’air qu’il respire. Comme un homme qui met plusieurs jours à expirer, il est insensible à la puanteur. Mais si nous vous vendons notre terre, vous devez vous ra

ppeler que l’air nous est précieux, que l’air partage son esprit avec tout ce qu’il fait vivre. Le vent qui a donné à notre grand-père son premier souffle a aussi reçu son dernier soupir. Et si nous vous vendons notre terre, vous devez la garder à part et la tenir pour sacrée, comme un endroit où même l’homme blanc peut aller goûter le vent adouci par les fleurs des prés. Nous considérerons donc votre offre d’acheter notre terre. Mais si nous décidons de l’accepter, j’y mettrai une condition : l’homme blanc devra traiter les bêtes de cette terre comme ses frères.Je suis un sauvage et je ne connais pas d’autre façon de vivre.J’ai vu un millier de bisons pourrissant sur la prairie, abandonnés par l’homme blanc qui les avait abattus d’un train qui passait. Je suis un sauvage et ne comprends pas comment le cheval de fer fumant peut être plus important que le bison que nous ne tuons que pour subsister.Qu’est-ce que l’homme sans les bêtes? Si toutes les bêtes disparaissaient, l’homme mourrait d’une grande solitude de l’esprit. Car ce qui arrive aux bêtes, arrive bientôt à l’homme. Toutes choses se tiennent.Vous devez apprendre à vos enfants que le sol qu’ils foulent est fait des cendres de nos aïeux. Pour qu’ils respectent la terre, dites à vos enfants qu’elle est enrichie par les vies de notre race. Enseignez à vos enfants ce que nous avons enseigné aux nôtres, que la terre est notre mère. Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur le sol, ils crachent sur eux-mêmes.

Nous savons au moins ceci : la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre. Cela, nous le savons. Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille. Toutes choses se tiennent.Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre.Ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de la vie ; il en est seulement un fil. Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même.Même l’homme blanc, dont le dieu se promène et parle avec lui comme deux amis ensemble, ne peut être dispensé de la destinée commune. Après tout, nous sommes peut-être frères. Nous verrons bien. Il y a une chose que nous savons, et que l’homme blanc découvrira peut-être un jour, c’est que notre dieu est le même dieu. Il se peut que vous pensiez maintenant le posséder comme vous voulez posséder notre terre, mais vous ne pouvez pas. Il est le dieu de l’homme, et sa pitié est égale pour l’homme rouge et le blanc. Cette terre lui est précieuse, et nuire à la terre, c’est accabler de mépris son créateur. Les Blancs aussi disparaîtront ; peut-être plus tôt que toutes les autres tribus. Contaminez votre lit, et vous suffoquerez une nuit dans vos propres détritus.Mais en mourant vous brillerez avec éclat, ardents de la force du dieu qui vous a amenés jusqu’à cette terre et qui pour quelque dessein particulier vous a fait dominer cette terre et l’homme rouge. Cette destinée est un mystère pour nous, car nous ne comprenons pas lorsque les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargés du fumet de beaucoup d’hommes, et la vue des collines en pleines fleurs ternie par des fils qui parlent.Où est le hallier ? Disparu. Où est l’aigle ? Disparu.

La fin de la vie, le début de la survivance.

Chef Seattle, 1854

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leonard peltier

Posté par dreemkeeper le 25 janvier 2008

leonard2.jpgCAMPAGNE POUR LA LIBÉRATION DE LEONARD PELTIER
PRISONNIER POLITIQUE AMÉRINDIEN, INCARCERÉ AUX USA DEPUIS 1976

 

Amnesty International considère Peltier comme un prisonnier politique dont les recours pour obtenir une réparation légale ont tous été épuisés. Le gouvernement des États-Unis a rejeté à plusieurs reprises les demandes d’un réexamen officiel. Amnesty International reconnait qu’un nouveau procès n’est plus une option possible et est convaincu que Peltier devrait être libéré immédiatement et sans condition.

Déclaration faite par Amnesty International
le 16 avril 1999, à Minneapolis (Minnesota -- USA)

 

   Le 6 février 2003 a marqué l’entrée dans la 28ème année d’incarcération arbitraire de Leonard Peltier. L’ex-président Bill Clinton n’a pas eu le courage de lui rendre sa liberté en évitant de lui accorder une grâce le dernier jour de son mandat présidentiel. Il n’a même pas daigné faire la moindre déclaration à ce sujet. Suite à cet échec, le Comité de défense de Leonard Peltier (LPDC) et ses avocats ont travaillé assidûment afin de définir un nouveau plan de bataille, et obtenir justice et liberté pour Peltier. Leonard a décidé de renoncer à lancer une nouvelle campagne pour l’obtention d’une grâce présidentielle. Il ne veut pas avoir à quémander sa liberté au nouveau président, Georges W. Bush, (l’un des plus grands exécuteurs dans les couloirs de la mort lorsqu’il était Gouverneur du Texas). La nouvelle stratégie se dirige sur les trois nouvelles actions judiciaires suivantes :

  • Les avocats de Peltier ont déposé une nouvelle plainte dans le cadre de la Loi sur la Liberté de l’Information (FOIA), pour obtenir la déclassification de plus de 100 000 pages sur cette affaire, qui sont toujours classées par le FBI et la CIA pour de soi-disantes raisons de « sécurité nationale ». Le but de cette action est d’obtenir de nouvelles preuves. Ce qui permettrait de ramener le cas Peltier devant différentes cours de justice. Grâce à la persistance des avocats du LPDC, de membres du Congrès américains et des supporters de Leonard, le FBI a enfin concédé en juillet 2002 de remettre plus de 30 000 pages à la défense. L’équipe légale de Peltier est en train d’ « éplucher » ces documents afin de pouvoir faire appel devant une Cour fédérale.
  • Le 4 juin 1999, les avocats Ramsey Clark, Carl Nadler et Lawrence Schilling ont déposé une assignation en Habeas Corpus devant une Cour fédérale à Topeka (Kansas) afin d’attaquer la Commission des libérations sur parole dans son refus d’examiner le cas de Leonard et de le renvoyer systématiquement à l’année 2008 alors même que cette commission est supposée être démentellée en 2004!
  • La dernière action en justice à été déposée, en avril 2002, dans le cadre du droit civil américain. Leonard Peltier et ses avocats ont décidé d’attaquer le FBI pour son rôle dans cette affaire depuis 1975. Cette plainte a pour but de faire condamner cette agence gouvernementale et d’empêcher le FBI et les procureurs du procès initial de continuer leurs malversations et leur travail de désinformation, à chaque fois qu’il est possible d’obtenir justice.

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légendes

Posté par dreemkeeper le 26 janvier 2008

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Les légendes

Dans le langage amérindien un mot représente une phrase descriptive dans notre langue. En voici quelques exemples, homme blanc veut dire : l’homme-à-la-peau-couleur-de-l’écorce-du-grand-bouleau- du-nord-quand-elle-prend-sa-teinte-d’hiver. Un arc-en-ciel représente l’échelle entre l’île de la Grande Tortue et l’île de la Petite Tortue. Chaque famille amérindienne a ses propres légendes. Voici deux exemples de légende sur le sirop d’érable de différentes tribus amérindiennes.

Légende MicmacPar une journée de tôt printemps, alors que le vent était encore frisquet, une vieille femme Micmac alla ramasser la sève des érables et, comme elle goûte meilleure chaude, elle en mit dans un pot de terre cuite qu’elle plaça au-dessus de son feu de tepee. Fatiguée, la vieille femme alla s’étendre pour se reposer. Lorsqu’elle se réveilla, le soir était déjà là. Dans le pot elle trouva un sirop doré, clair et sucré. Légende AlgonquienneLe chef de la tribu prit son tomahawk de l’érable dans lequel il l’avait enfoncé la veille. Comme le soleil montait dans le ciel, la sève se mit à couler de l’entaille. Sa femme la goûta et la trouva bonne. Elle s’en servit pour cuire la viande ce qui lui évita d’aller à la source pour chercher de l’eau. Le goût sucré et l’odeur douce furent très appréciés par le chef.Il appela le sirop dans lequel avait bouilli la viande, Sinzibucwud, mot algonquin qui veut dire «tiré des arbres ».

En général, chez les peuples autochtones, les légendes étaient utilisées pour presque tout. Les légendes pouvaient être aussi bien la découverte d’une race d’animal inconnu auparavant, dramatique comme les histoires d’amour ou bien à caractère explicite, mais toujours raconté avec un savoir-faire décent. Voici quelques autres exemples de l’art orale des Amérindiens.Le cheval

Dans la tribu des hommes vrais, celui-au-corps-aussi-dur-que-la-pierre (Imasi) devait sauver son peuple de la famine parce que les bisons avaient pris une autre route de migration. Il courut aussi longtemps qu’il le put pendant deux jours et deux nuits, puis il rencontra un cheval et il réussi à détourner le chef des bisons vers son peuple grâce à la puissance de l’animal.
La création des oiseauxLes oiseaux ont été créés par Gouseclappe (le bon génie) à la demande d’une petite fille. La fillette lui dit que s’il inventait quelque chose de nouveau les enfants finiraient probablement par manger leur repas et cesser la grève de la faim. C’est ainsi que les oiseaux ont été créés.

Le petit hommeBien avant l’arrivée des hommes vrais, existaient des petits hommes, appelés Magah, et qui vivaient sous la terre. Ils avaient conclu un pacte avec les hommes vrais, mais depuis l’arrivée des hommes blancs, le pacte était constamment violé par ce peuple avide de pouvoir. Un jour l’homme vrai vivra dans des réserves à cause de leur dépendance envers l’homme blanc.KokomisUn grand chef amérindien vivait autrefois dans notre région. Un jour, sa fille unique devint amoureuse d’un aventurier de la tribu. Le père posa une condition à leur mariage : le jeune homme devait lui apporter un canot rempli de fourrures de qualité. Sur un rocher, au centre des chutes, les amoureux se firent la promesse d’être fidèles quoi qu’il arrive. Puis le brave partit pour sa grande chasse. Il n’en revint jamais. Sa fiancée guetta son retour toute sa vie. Devenue vieille, elle pria le Grand Esprit de laisser un signe d’adieu à son amoureux. Quand elle mourut, un grand éclair frappa le rocher au milieu des chutes. Cela sculpta la figure de la vieille Amérindienne qui regardait au loin. Voilà pourquoi les Algonquins nommaient cette chute ¨Kokomis¨, c’est-à-dire ¨ta grand-mère¨. En 1913, on construisit la centrale hydroélectrique de Grand-mère. Le rocher fut alors découpé et ses morceaux numérotés et déplacés. La compagnie papetière Laurentide sauva ainsi le rocher qui a donné son nom à la ville Grand-Mèroise.

Le vent-du-sudL’homme vrai cherche à séduire la femme, mais celle-ci préfère le vent-du-sud. Et pour cause car ce dernier ne se jette pas sur elle par instinct, il connaît les mouvements qui doivent précéder la possession amoureuse. Au bout de quelque temps, l’homme vrai comprit les étreintes du vent-du-sud et dès lors, la femme le préféra car il était devenu le Maître de l’Amour.Cette recherche nous porte à croire que les Amérindiens avaient de graver dans leur culture ancestrale, les mythes, les croyances et pratiques religieuses et finalement les légendes. Ces trois éléments étudiés au cours de notre recherche, seraient selon nous les trois clés les plus importantes pour le développement d’une société quelconque. Or, comment fonder une société qui ne croit en rien? Comment comprendre une société qui n’a aucun patrimoine? Nous croyons que les scientifiques sont des personnes qui font accroître la technologie, mais en même temps, ils défont les liens qui unissent la race humaine à cause de leurs découvertes expliquant tout sur tout. Ils ne laissent plus de place pour la divinité et les questions existentielles. Vers quelles sombres profondeurs nous dirigeons-nous ?

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chronologie

Posté par dreemkeeper le 27 janvier 2008

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  Chronologie

 

 

1540
Les Espagnols arrivent au Nouveau-Mexique

1682
Cavelier de la Salle prend possession de la Louisiane pour le roi Louis XIV

1764
Les Français fondent Saint- Louis

1776
Indépendance des Etats- Unis

1806
Expédition Lewis et Clark de Saint-Louis au Pacifique.

1807- 1840
Epoque de la fourrure dans le Grand Ouest.

1822- 1846
Epoque du commerce de Santa Fé

1824
Création du Bureau des Affaires Indiennes (BIA : Bureau of Indian Affairs).

1829
La dernière femme de la tribu Béothuk décède au Canada.

1836
Massacre de la garnison de l’Alamo, à San Antonio ( Texas)

1837
Une épidémie de variole décime les Mandans au Missouri.

1838
Les Cherokee (Tsalagi) sont déportés en Oklahoma, c’est « la Piste des Larmes ».

1847
Les Mormons ouvrent la piste des chariots pour l’Ouest et fondent Salt Lake City (Utah)

1848
Découverte de l’or en Californie.

1849
Ruée vers l’or de la Californie et fondation de San Francisco

1852 -- 1862
Création de compagnies de diligences.

1857
Bataille de la Platte opposant l’armée aux Cheyenne.

1860
Début de l’extermination des bisons.
Epoque du  » Pony Express »

1862
Soulèvement des Sioux Santee sous la conduite du chef Little Crow.
Le 26 décembre, une quarantaine de Sioux Santee ayant participé au soulèvement, sont pendus à Fort Snelling.

1863
Le 1er janvier, mort de Mangas Coloradas chef des Apaches Gilas.

1863 -- 1869
Construction du premier chemin de fer transcontinental

1864
En novembre, Massacre de Sand Creek : le Campement Cheyenne est attaqué par l’armée américaine.

1866
Le chef Crazy Horse mène l’attaque des Sioux contre le fort Phil Kearney.

1866- 1890
Epoque du cow-boy

1868
Le 8 novembre, massacre des Cheyenne du camp du chef Black Kettle sur la Washita river.

1870-1890
Les fermiers s’installent dans l’Ouest

1870
Massacre des BlackFeet à Marias River.

1872
En novembre, début de la guerre entre l’armée et les Modocs en Californie.

1873
En janvier, bataille de la Forteresse entre l’armée et les Modocs.
Le 11 avril, le chef Modoc Captain Jack abat le général Canby lors de négociations de paix.
Le 3 juin, l’armée capture le chef Captain Jack.
Le 3 octobre, pendaison de Captain Jack.

1874
Mort du chef Apache Cochise.
Attaque d’un camp de chasseurs de bisons à Adobe Walls par le chef Quanah Parker à la tête de 700 guerriers Comanches

1875
Mort du chef Kiowa Kicking Bird.

1876
Le 25 juin, le régiment de cavalerie du général Custer est anéanti par les Sioux et les Cheyennes sous la conduite des chefs Sitting Bull et Crazy Horse lors de la bataille de Little Big Horn.

1877
Début de la poursuite légendaire des Nez Percés par l’armée américaine.
Le 17 juin, bataille de White Bird Canyon opposant l’armée au Nez Percés.
Le 11 juillet, les Nez percés repoussent l’armée à la bataille de Clear Water Creek.
En août, les Nez Percés s’opposent à nouveau à l’armée à la bataille de Big Hole.
Fin septembre début octobre, le chef Nez Percés Looking Glas trouve la mort à la bataille des monts Bear Paw.
Le 7 septembre, le chef Sioux Crazy Horse meurt transpercé par une baïonnette alors qu’il venait de se rendre.
Le 30 septembre débute la dernière bataille entre les Nez Percés et l’armée au mont Bear Paw près de Snake Creek à seulement une soixantaine de km de la frontière canadienne.
Le 4 octobre, Chef Joseph décide de se rendre à l’armée, fin de la fuite des Nez Percés.

1878
Mort de Satanta chef de guerre des Kiowa.

1880
Mort de Victorio chef des Apaches Mimbres.

1883
Le chef Apache Geronimo se rend une première fois.

1885
Geronimo reprend la lutte.

1886
Le Chef Geronimo se rend définitivement, fin de la résistance Apache.

1889
En janvier, vision du Shamane Paiute Wovoka qui inspira la danse des esprits et la dernière tentative de rébellion des Sioux.

1890
Le 15 décembre, Sitting Bull, chef spirituel des Sioux Hunkpapa est abattu par les soldats.
Le 29 décembre, massacre des Sioux Minneconjus à Wounded Knee Creek et mort du Chef Big Foot, fin de la résistance indienne.

1904
Mort du chef des Nez Percés Chef Joseph.

1909
Mort du grand chef Apache Geronimo.

1911
Mort du chef Comanche Quanah Parker.
Fondation de l’Américan Indian Association.

1968
Naissance de L’Américan Indian Movement (AIM).

1973
Occupation armée du site de Wounded Knee par quelques 300 Amérindiens dont des membres de l’AIM et création de la Nation Indépendante des Oglalas.

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pieds nus sur la terre sacrée

Posté par dreemkeeper le 2 février 2008

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« Les Blancs se moquent de la terre, du daim ou de l’ours. Lorsque nous, Indiens, cherchons les racines, nous faisons de petits trous. Lorsque nous édifions nos tipis, nous faisons de petits trous. Nous n’utilisons que le bois mort.

L’homme blanc, lui, retourne le sol, abat les arbres, détruit tout. L’arbre dit « Arrête, je suis blessé, ne me fais pas mal ». Mais il l’abat et le débite. L’esprit de la terre le hait. Il arrache les arbres et les ébranle jusqu’à leurs racines. Il scie les arbres. Cela leur fait mal. Les Indiens ne font jamais de mal, alors que l’homme blanc démolit tout. Il fait exploser les rochers et les laisse épars sur le sol. La roche dit « Arrête, tu me fais mal ». Mais l’homme blanc n’y fait pas attention. Quand les Indiens utilisent les pierres, ils les prennent petites et rondes pour y faire leur feu… Comment l’esprit de la terre pourrait-il aimer l’homme blanc?… Partout où il la touche, il y laisse une plaie. »

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INDE – L’EXPLOITATION QUI MINE LA POPULATION

Posté par dreemkeeper le 7 juin 2008

 INDE -- L’EXPLOITATION QUI MINE LA POPULATION

Lien pièces-jointes Pièces-jointes

Appel n° 316 (du 28 mars au 6 juin 2008)

En Inde, la Cour suprême est sur le point d’autoriser la compagnie britannique Vedanta Resources à exploiter une mine de bauxite, au sommet de la montagne de Niyamgiri, dans l’Etat d’Orissa. Si une telle décision est prise, elle permettra à l’entreprise d’asseoir sa présence dans la région, et de continuer à faire des bénéfices en exploitant les richesses naturelles du pays. Mais pour les populations locales autochtones, notamment les 10 000 Dongria Konds qui vivent sur les flancs de cette montagne, ce serait une catastrophe : l’exploitation de cette mine porterait en effet atteinte à leur mode de vie, à leur culture, à leur religion et très probablement à leur subsistance… C’est pourquoi ActionAid Inde soutient les Dongria Konds dans leur lutte et demande au Premier ministre indien de ne pas laisser Vedanta exploiter cette mine.

La bauxite est le principal minerai à partir duquel est obtenu l’aluminium, un métal dont la faible densité, la longévité et la résistance sont très recherchées par différentes industries mondiales, notamment dans les secteurs du transport et de la construction. On comprend donc aisément l’attrait que peut représenter la montagne de Niyamgiri, très riche en bauxite, aux yeux d’exploitants tels que ceux de Vedanta. La multinationale anglaise n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai.

En 2004 déjà, l’une de ses filiales, la société Sterlite, avait installé une raffinerie d’aluminium au pied de la montagne Niyamgiri, à Lanjigarh, déplaçant à grand renfort de bulldozers des villages entiers. Les populations déplacées avaient alors été relogées à 3 km de là, dans des bâtiments préfabriqués, surveillés par la police… A l’époque, l’entreprise avait fait l’objet de graves accusations, qui ont, pour la plupart, été confirmées [1]. Parmi celles-ci figuraient notamment des expansions de production illégales, une gestion irresponsable des déchets dangereux, la violation des droits des populations autochtones, des salaires indécents, de conditions de travail dangereuses dans les mines et les usines et des actes de corruption. On comprend donc, à la lumière de ce bilan désastreux, les inquiétudes des populations locales.

Populations locales en danger

Phulme Majhi, l’un des habitants de Niyamgiri explique : « Pour nous, c’est une question de vie ou de mort. Niyam Raja (le dieu de la montagne Niyamgiri) est menacé et avec lui, c’est notre terre, nos ressources et notre mode de vie qui sont menacés ».

Si le projet d’exploitation de la mine venait à être accepté, ce serait pour les autochtones, un véritable sacrilège. En effet, la montagne Niyamgiri, dont le nom signifie  » montagne de la loi « , est un lieu de culte sacré pour les Dongria Konds, le groupe tribal qui habite cette montagne. C’est sur ce sommet que ceux-ci vénèrent la divinité Niyam Raja (« seigneur de la loi »). Chaque année, des centaines de petites cérémonies sont célébrées sur ce site pour lui rendre hommage. Des villages entiers se déplacent pour faire des offrandes de riz, de pigeons, de chèvres, de fruits de saison ou encore de fleurs.

« De même qu’il paraît impensable de déplacer la Mosquée Al-aqsa ou l’Eglise du Saint Sépulcre », explique un défenseur des Dongria Konds, « il est tout aussi inconcevable de déménager ou de remplacer les sites sacrés des peuples autochtones indiens. Niyamgiri est inhérente à la religion Kond comme tout lieu de culte l’est pour d’autres religions. La différence, c’est qu’il s’agit ici d’un site naturel, car la religion Kond trouve ses racines dans la nature ». 

Outre l’atteinte qu’il porterait à la religion des populations autochtones, ce projet de mine mettrait également en péril la subsistance même de ces populations. En effet, les Dongria Konds vivent en pratiquant une agriculture de subsistance dans les forêts de la chaîne montagneuse du Niyamgiri. La culture Dongria Kond est éminemment durable : ils cultivent des fruits, des légumes et des céréales et se sont installés sur les bords des innombrables cours d’eaux qui parcourent les flancs de ces montagnes. La forêt que la religion Dongria a conservée, qui s’étend sur 670 hectares, est l’une des dernières forêts préservées d’Orissa. La bauxite contenue dans la montagne retient les eaux de mousson, et les redistribue à petites doses tout au long de l’année.

 » Les Konds comprennent mieux que n’importe quel scientifique que la montagne est leur source de vie, et que si le site du sommet sacré qu’ils ont protégé est déforesté et exploité, c’est leur perennité qui est en danger » explique l’un d’eux.

Les habitants de cette montagne insistent sur le fait qu’aucune compensation financière, aussi importante soit-elle, ne réparera la perte inestimable que représenterait l’exploitation de cette mine. Au contraire, comme cela s’est déjà produit à Lanjigarh, avec la raffinerie de la société Sterlite, les sommes d’argent conséquentes qui sont injectées pour le  » développement  » local ne font que nourrir la corruption. Ca n’est pas ce que souhaitent les Dongria Konds, qui veulent un développement à petite échelle, basé sur les services médicaux et l’éducation, sous leur propre contrôle.

Une procédure entachée d’irrégularités

En novembre dernier, la Cour suprême indienne avait rejeté le projet de Vedanta d’exploiter la bauxite de Niyamgiri, en raison de sa mauvaise réputation en matière environnementale et de respect des droits de l’Homme. Un jugement du 23 novembre 2007 concédait en effet que Vedanta n’était pas une entreprise digne de confiance, compte tenu des diverses violations aux droits de l’Homme et de l’environnement dont elle s’était rendue coupable à travers le monde. Mais le gouvernement d’Etat de l’Orissa a depuis lors autorisé l’exploitation de la mine en partenariat avec la filiale indienne de la compagnie, Sterlite, une entreprise pourtant possédée à 80% par Vedanta…

Au terme d’une procédure de près de trois ans, la Cour suprême indienne serait donc aujourd’hui sur le point d’autoriser la multinationale Vedanta à exploiter la mine de bauxite de Niyamgiri, sur la base des recommandations émises par le ministère de l’Environnement et des Forêts ainsi que du Gouvernement d’Orissa.

En 2004 déjà, la raffinerie de Sterlite avait été autorisée, malgré les recommandations du Comité central de la Cour suprême qui avait fortement déconseillé de permettre à cette entreprise de mettre en oeuvre son projet, et avec les conséquences que l’on connaît… Aujourd’hui, si l’exploitation de ce site est autorisée, ce sont deux des plus fortes garanties de la Constitution indienne qui seront violées : le droit des « groupes autochtones » à leur intégrité territoriale et à décider de leur propre mode de développement d’une part [2], et le droit de pratiquer sa religion [3] d’autre part.

POUR EN SAVOIR PLUS

ActionAid Inde

 ActionAid Inde travaille actuellement avec plus de 300 organisations de la société civile en Inde, et 12 millions de personnes pauvres et exclues dans 24 Etats. ActionAid Inde concentre son action sur les droits des communautés indiennes les plus marginalisées, qui sont confrontées à de graves difficultés en matière d’accès à la terre, aux ressources, aux services et aux institutions. Dans le cas présent, ActionAid Inde travaille en soutien du Niyamgiri Surakshya Samiti, l’organisation locale qui proteste contre le projet de mine à Niyamgiri.

Campagne FaimZERO
Peuples Solidaires participe et relaie la Campagne FaimZERO. Lancée en 2007 et pour cinq ans, celle-ci a pour objectif de faire valoir le droit à l’alimentation aux niveaux international et national. Elle s’appuie sur des cas concrets de violation des droits économiques, sociaux et culturels, comme celui de Vedanta. Pour en savoir plus sur cette campagne, voir les sites : www.peuples-solidaires.org www.actionaid.org

Appel en lien avec Survival

 L’organisation mondiale Survival, qui soutient les peuples indigènes par des campagnes d’opinion, participe à cette campagne et a écrit aux juges de la Cour suprême et au gouvernement indien en les exhortant à ne pas autoriser l’ouverture d’une mine à Niyamgiri.

AGISSEZ !

Signez la pétition en ligne en cliquant ICI!

Ecrivez au Premier ministre indien en téléchargeant la lettre au bas de cette page. N’oubliez pas d’envoyer une lettre de soutien à ActionAid Inde pour que celui-ci ait une idée des soutiens sur lesquels il peut compter.

Délai de réaction : dès réception, et jusqu’au 6 juin 2008.

Lettre de protestation

Mr Manmohan Singh
Prime Minister of India
South Block, Raisina Hill
New Delhi -- 110 011
INDIA

Respected Manmohan Singh,
I have been informed by Peuples Solidaires (France) that the Supreme Court is about to decide on clearance to controversial company Vedanta to mine bauxite from Niyamgiriam.
I am particularly worried that, if mining is permitted there, the lives, culture and place of worship of the Dongria Kondhs, and the rich biodiversity which has been conserved due to their beliefs, will be destroyed.
I therefore exhort you to avert this situation by revoking the environmental and forest clearance granted to the project which is bad in law and seriously undermines good governance as well as the faith of the marginalized communities.
Yours sincerely,

Lettre de soutien

ActionAid India
Andhra Pradesh
E-9, Vikrampuri Colony,
Kharkhana,
Secunderabad-500026
INDIA

Dear friends of ActionAid India,
I have been informed by Peuples Solidaires (France)that the Supreme Court is about to decide on clearance to controversial company Vedanta to mine bauxite from Niyamgiriam.
I am particularly worried that, if mining is permitted there, the lives, culture and place of worship of the Dongria Kondhs, and the rich biodiversity which has been conserved due to their beliefs, will be destroyed.I therefore wrote to the Prime Minister of India, Manmohan Singh, to exhort him to revoke the environmental and forest clearance granted to the project.
In solidarity,

Traduction de la lettre de protestation

Cher M.Manmohan Singh,
J’ai été informé/e par Peuples Solidaires du fait que la Cour suprême indienne s’apprête à autoriser l’entreprise controversée Vedanta à exploiter une mine de bauxite sur la montagne Niyamgiri. Je suis particulièrement préoccupé/e par le fait que, si cette exploitation est autorisée, les vies, culture et lieu de culte des Dongria Konds, et la riche biodiversité qui a été conservée grâce à leurs croyances, seront détruits. Je vous exhorte donc à éviter que cela ne se produise, en révoquant l’autorisation qui a été accordée par ministère de l’Environnement et des Forêts à ce projet qui viole la législation du pays et qui contrevient sérieusement à la bonne gouvernance et qui trahit la confiance des communautés marginalisées.(Salutations)

Traduction de la lettre de soutien

Chers amis d’ActionAid Inde,
j’ai été informé/e par Peuples Solidaires du fait que la Cour suprême indienne s’apprête à autoriser l’exploitation d’une mine de bauxite sur la montagne Niyamgiri. Je suis particulièrement préoccupé(e) par le fait que, si cette exploitation est autorisée, les vies, culture et lieu de culte des Dongria Konds, et la riche biodiversité qui a été conservée grâce à leurs croyances, seront détruits. J’ai donc écrit au Premier ministre indien Manmohan Singh, pour l’exhorter à révoquer l’autorisation accordée par le ministère de l’Environnement et des Forêts à ce projet.(Salutations)

[1] Voir notamment le rapport du Council on Ethics du Government Pension Funds -- Global norvégien, du 15 mai 2007.

[2] Schedule V de la Constitution indienne

[3] Article 25 de la Constitution indienne

 

 

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GUYANE:DOMINATION D’OUTRE-MER

Posté par dreemkeeper le 29 avril 2008

 
Guyane : Domination d’Outre-Mer
À quand la création du Parc National ?
 

 

Annoncé par François Mitterrand lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992, le Parc national de la forêt guyanaise n’a toujours pas d’existence. Les vives polémiques qu’il suscite dans « le département » empêchent la France d’honorer ses engagements planétaires depuis maintenant plus de 10 ans. Mais qu’attend donc la France, le seul pays “développé” à disposer sur ces terres d’une partie du trésor amazonien, pour protéger efficacement une des dernières forêts primaires ?

 

 
   

 

Le 25 mars, les toutes dernières tractations autour de la création d’un parc national en Guyane ont eu lieu à l’occasion d’une nouvelle réunion à Cayenne du « Comité de pilotage ». Ce comité, présidé par le préfet, regroupe des élus, des représentants de l’administration, des associations et des personnalités scientifiques, et a ainsi repris les discussions en vue de la création du « Parc de la Guyane ». Les réunions organisées par la DIREN, DIrection Régionale de l’ENvironnement, entre 1993 et 1998 ont en effet toutes lamentablement échouées, et elles reprennent aujourd’hui après 4 ans d’interruption.

Depuis le début, le projet de création du Parc national de la Guyane présente à première vue de nombreuses incohérences, qui sont autant de points de blocages. D’une part, il ne concerne qu’une partie beaucoup trop petite de la Guyane : à peine un tiers de la surface totale du département, pourtant recouvert à 97% de forêt. Or, il va de soi que les forêts qui seront extérieures au Parc ne pourront bénéficier d’aucune protection et que, dans le contexte actuel, cela revient à les condamner à une destruction inéluctable. D’autre part, la localisation du Parc dans le tiers Sud du département semble résulter du choix incompréhensible d’en exclure d’emblée les zones d’une incomparable richesse biologique des deux tiers nord. La très haute diversité biologique de la partie nord de la Guyane est une réalité attestée par de très nombreux travaux de terrain du CNRS et du Museum de Paris, et il semble pour le moins absurde que la France continue d’écarter un tel joyau de ses plans de sauvegarde de la nature.

La dernière aberration du projet de création du Parc concerne la composition du comité de pilotage. Les populations créolophones des villes du Nord pèsent d’un poids énorme : 28 personnes, face à 14 personnes issues des peuples de la forêt, pourtant directement concernées par la mise en place du Parc. Il est étonnant de voir que la priorité continue d’être donnée aux notables et aux élus locaux, comme si le problème des forêts tropicales n’était qu’un détail local. D’ailleurs l’absence de la plupart des grandes organisations mondiales de protection de la nature (World Rain Forest movement, Greenpeace, Amazon Act team…) parle d’elle-même. La sous-représentation des populations forestières s’explique aussi clairement dans le choix des scientifiques présents au sein du comité : elles sont spécialistes de Dame nature. Or, il semble hasardeux de reprendre les négociations en continuant de refuser la participation d’ethnologues, défenseurs des Amérindiens, dont le mode de vie risque d’être bouleversé par le Parc. Environ 2000 Indiens vivent en effet actuellement dans le tiers sud de la Guyane, ils appartiennent aux peuples Teko, Wayampi et Wayana, 3 des 6 peuples amérindiens présents sur le sol guyanais. Leur quasi-unanime hostilité à l’égard du Parc explique que l’on cherche à les éloigner des discussions en cours.

Spoliation des Indiens

La seule association de défense des amérindiens de Guyane qui puisse faire entendre sa voix dans le comité de pilotage est la FOAG (Fédération des Organisations Autochtones de Guyane), constituée entre 1981 et 1992. Son combat pour la reconnaissance officielle des peuples autochtones de Guyane est pour elle un préalable incontournable à tout projet les impliquant : reconnaissance par le gouvernement de leurs spécificités, de leurs droits culturels et linguistiques, mais surtout de leurs droits immémoriaux sur les terres qu’ils occupent depuis des millénaires. La France reste le seul Etat moderne du monde et le seul Etat des Amériques à ne pas reconnaître dans sa Constitution l’existence des peuples autochtones, puisqu’elle n’a toujours pas ratifié la Convention 169 de l’OIT (Organisation Internationale du Travail), seul texte de l’ONU qui reconnaisse des droits, notamment fonciers, aux « peuples indigènes et tribaux ». Mais la France préfère s’en tenir à la notion de res nullius (notion abandonnée par l’Australie en 1992 et remplacée par celle de Native Title au profit des Aborigènes), et gérer la forêt comme si elle était “vacante et sans maître”, comme si les Indiens n’existaient pas ! Pire, c’est le Ministère de l’Agriculture, par le biais de l’Office National des Forêts, qui gère cette forêt, dite « domaine privé de l’Etat », un ministère dont la vocation est d’artificialiser, de rentabiliser la nature, non de la protéger. Dans la Constitution française, il serait ainsi étrangement discriminatoire de reconnaître les populations américaines originaires, puisque notre nation est “Une et indivisible”. Concernées au premier chef par le projet de création du Parc, ces populations expriment donc le désir que soient garantis leurs droits de préserver un mode de vie, qui, de longue date, a fait la preuve qu’une société humaine peut vivre dans un milieu sans nécessairement le détruire.

“Un parc, oui, mais facteur de développement” ! [L’unité de la Nation est néanmoins inséparable de celle du territoire national. Il s’agit donc pour les élus locaux de maintenir l’intégrité du territoire guyanais et d’éviter de « sanctuariser » le sud. Les bienfaits du développement doivent pouvoir atteindre chaque parcelle de la Guyane. Or, force est de constater qu’en tant qu’entité administrative, c’est-à-dire en tant que Département d’Outre-Mer constitué depuis 1946, elle n’est qu’une pure création coloniale. Ainsi, à l’intérieur de frontières, des peuples culturellement différents sont soumis à une politique uniformisante répondant à un idéal dit de “développement”… La population noire créole, très métissée, occidentalisée et urbanisée, occupe tous les postes-clés, du Conseil Général au Conseil Régional en passant par 20 des 22 municipalités guyanaises, et bien qu’elle ne représente plus que 30% de la population départementale, elle entend bien permettre à la Guyane de se développer, de gré ou de force… (voir : Les bienfaits du développement). L’avenir de la Guyane passe, à leurs yeux, par l’ouverture de l’intérieur du département, un désenclavement des communes isolées, et une exploitation des ressources de la forêt, celles de la surface (bois, tourisme) comme celles du sous-sol (ressources minières). Pour conjuguer ces vues avec la création d’un parc national, de nombreux arguments économiques ont ainsi été ajoutés au projet de Parc aux dépens des principes écologiques : “Un parc n’est pas uniquement un outil de protection de la nature, mais surtout d’aménagement du territoire et un enjeu de développement économique et social et de créations d’emplois”, (“Propositions d’avant-projet de Parc de la forêt tropicale guyanaise”, octobre 1995).

“L’or, poussière maudite” [D’une façon générale, bien des résidents créoles vivent comme une frustration l’empêchement de circuler librement dans l’ensemble de leur département et d’exploiter librement les ressources minières qu’il recèle. Le tiers-sud, dans lequel habite l’immense majorité des Amérindiens, est appelé “Pays indien” et fait ainsi l’objet d’une législation qui le préserve, théoriquement, de ces velléités forcenées de “rentabilisation” de la terre (voir “Un peu d’histoire… colonialiste”). Or l’orpaillage, c’est-à-dire l’exploitation artisanale d’alluvions aurifères, clandestins ou non, représente la plus grande cause de dégradation de l’environnement dans l’intérieur guyanais, et plus particulièrement dans la zone qui devrait être incluse dans le futur Parc. Il est aussi, indirectement, responsable d’une situation de crise morale chez les Indiens.

Les compagnies des euro-canadiens Golden-Star, associées à Cambior et Hope-Bay, se partagent les principales concessions minières de la Guyane sous les noms de Guyanor et Ariane-Gold. Ces multinationales se réjouissent de la faiblesse des coûts d’exploitation en Guyane française, grâce à l’astuce d’y faire sous-traiter le travail par une multitude de micro-entreprises clandestines qui se moquent à la fois des lois sociales et des règlements environnementaux. Extraire une once d’or en Guyane coûte seulement 180 $, contre 230 $ au Guyana voisin par exemple… Pour obtenir leur or, les entreprises artisanales utilisent du mercure, métal lourd à effet neurotoxique, à raison de 1,3 kg de mercure pour 1 kg d’or. La Guyane produisant officiellement environ 3 tonnes d’or par an, en réalité très certainement plus de 7 tonnes (certains parlent même de plus de 40 tonnes ! ) [C’est en février 2000 qu’a véritablement éclaté cette “guerre de l’or” : des artisans orpailleurs défient alors ouvertement les autorités en s’installant sur la rivière Waki située en plein Pays indien, c’est-à-dire en territoire protégé. L’un de ces artisans, Jean Béna, fait sa loi avec sa milice armée de kalachnikovs, semant la terreur chez les Amérindiens, et n’a pas hésité à kidnapper les chefs indiens d’Elahé et de Cayodé pour imposer sa présence. Jean Béna est désormais connu [L’écotourisme

Outre l’or, l’écotourisme constitue la seconde grande activité promue par les artisans d’un parc “facteur de développement” et placé au centre du projet de création du Parc national guyanais. Faire le choix de l’écotourisme dans le cadre du Parc est pourtant perçu comme une menace pour les populations résidentes par d’éminents spécialistes, ethnologues comme botanistes [L’actuel gouvernement ouvertement complice

Egalement Maire de St Laurent du Maroni (ville au nord de la Guyane), M. Bertrand souhaiterait ouvrir rapidement le Pays indien aux opérateurs touristiques, dont le travail de lobbying a du être remarquable… Il partage leur avis en matière d’écotourisme : « durable », celui-ci “ne bouleverserait pas le mode de vie des communautés autochtones” [On comprend mieux maintenant les réels enjeux du Parc national guyanais et la nécessité d’une représentation effective des Amérindiens par le biais de leurs associations au sein du comité de pilotage pour avoir une chance de contrebalancer la position quasi-unanime des élus guyanais. Le péril des Amérindiens est d’autant plus grand que l’on trouve au sein du comité, à l’autre extrême, de grandes associations écologiques, comme WWF ou France Nature Environnement, qui souhaiteraient leur voir appliquer les règlements communs de protection de la nature, y compris ceux qui concernent les espèces protégées. On reconnaît ici les excès du conservationnisme et sa vision étroitement occidentale de la protection de l’écosystème. S’il se trouve, et c’est le cas, que les meilleurs gestionnaires d’un environnement sont les peuples qui y vivent bien depuis longtemps, alors il faut se mettre à leur écoute, combattre nos propres préjugés et abandonner l’idée que nous avons tout à donner et rien à recevoir. Voilà bien longtemps que les amérindiens ont fait la preuve qu’ils savent vivre en accord parfait avec la nature.

In fine le problème central du projet de Parc est bien de ne pas séparer clairement les espaces dévolus à la protection de la nature de ceux attribués spécifiquement aux Indiens. Il semble proprement impossible de lier écotourisme et respect de la tranquillité des Indiens d’une part, préservation drastique de l’environnement et respect de modes de vie ancestraux d’autre part. La solution passerait donc par la création de deux espaces de protection distincts en Guyane : un territoire amérindien dans le tiers sud, et un Parc national dans les deux tiers Nord quasi-vierges, couvrant notamment les zones d’une richesse biologique exceptionnelle qu’ils recèlent. Il faudrait pour cela que la France ratifie la Convention 169 de l‘OIT, c’est-à-dire reconnaisse aux peuples tribaux le droit de disposer de terres pour préserver leur intégrité culturelle, mais elle s’y refuse toujours. Pourquoi la France ne suit-elle pas l’exemple du Brésil qui a signé cette convention en 2002 ? Juste au sud de la Guyane et du Surinam, le Brésil a en effet délimité des territoires pour les peuples amérindiens, notamment le très grand “Parc indigène des Tumuc-Humac”, clairement distincts du Parc National des Tumuc-Humac, réservé à la protection intégrale de la forêt amazonienne.

Il faut par ailleurs internationaliser le débat qui déborde largement le seul cadre guyanais, et les états doivent reconnaître que les modes d’être et de penser des peuples autochtones -- garants de la pérennité des environnements -- ont un avenir ailleurs que dans l’adoption d’une modernité dont le caractère illusoire apparaît davantage de jour en jour.

Un peu d’histoire… colonialiste : Amérindiens de Guyane et espaces de vie.

Décret du 6 juin 1930 : Institution du Territoire de l’Inini (80 000km²). Les populations traditionnelles de la forêt, tant noires issues du marronage qu’amérindiennes, vivent alors dans une relative tranquillité. Ce statut administratif spécial leur permet d’échapper aux velléïtés coloniales du Conseil général siégeant à Cayenne.

17 mars 1969 : Suppression du Territoire de l’Inini. Aussitôt, des entreprises touristiques (surtout le Club Med) organisent des visites dans des villages Wayana. De vives polémiques secouent rapidement la presse et poussent le gouvernement à faire pression sur la préfecture de Guyane pour corriger les effets désastreux de la suppression du territoire de l’Inini : propagation rapide de maladies transmises par les occidentaux contre lesquels les Indiens ne sont pas immunisés, graves dangers encourus par les touristes dans la forêt amazonienne (entraînant l’envoi très coûteux de secours au cœur de la forêt), sans compter le problème éthique de l’ethnotourisme.

Arrêté préfectoral du 14 septembre 1970 : Institution du « Pays indien », « considérant qu’il convient de respecter le mode de vie [...] des populations indiennes ». Le tiers sud de la Guyane (30 000 km²) est désormais interdit aux touristes et exclusivement réservé aux Amérindiens : les Indiens Wayampi et Téko (villages du fleuve Oyapok) et les Indiens Wayana (villages des fleuves Maroni, Tampoc et Maronini).

1995 : La France définit des “zones de droits d’usages collectifs”, petites bandes de forêt le long de certaines rivières du Sud, réservées aux Indiens, et semble décidée à protéger ainsi leurs principaux lieux de vie. En réalité il s’agit là d’une protection des plus précaires car l’Etat prévoit de multiples raisons de supprimer ces droits : si les Indiens gênent l’activité minière ou la réalisation de travaux d’aménagement, ou même s’ils gênent la protection de la nature !… [2002/2003 : Le secrétaire d’Etat au tourisme Léon Bertrand souhaite l’abrogation de l’arrêté préfectoral de 1970 pour ouvrir le Pays indien aux opérateurs touristiques et y développer l’écotourisme. Les ravages qu’il avait provoqués en 1969 semblent déjà oubliés.

 

 

 

La Guyane : une dernière chance à saisir ? [La Guyane, avec ses 90 000 km² à 97% recouverts par la forêt tropicale humide, fait partie des 7 millions 895 000 km² de l’ensemble amazonien en Amérique du sud, où l’on trouve désormais l’essentiel des forêts tropicales du monde. La moitié des espèces de la Terre entière vivent dans les forêts tropicales. Rien qu’en Guyane, on dénombre par exemple 5500 espèces de plantes supérieures, 750 espèces d’oiseaux, 438 espèces de poissons d’eau douce… Au rythme actuel de la déforestation, il ne restera bientôt plus grand chose de ces forêts, d’autant plus que les accidents climatiques se multiplient depuis 1980, ce qui se traduit par des sécheresses anormales. Dans ce panorama général d’apocalypse, le cas de la Guyane fait figure d’exception, puisqu’elle compte parmi les 7 pays où la forêt primaire est encore relativement peu menacée. Et c’est même la Guyane qui offre les meilleures chances de protection à long terme, si toutefois des mesures sont prises. En tout, sur les 122 pays censés disposer d’une forêt primaire dans le monde, 76 en ont déjà perdu la totalité, et la situation est véritablement désespérée dans 11 autres pays. Voilà pourquoi le monde entier devrait se tourner vers la Guyane !

 

 

Les « bienfaits » du développement

Définir uniformément les sociétés tribales comme sous-développées est une position foncièrement raciste qui justifie toutes les politiques dites « de développement » ou « de progrès » qui ne sont que des formes plus ou moins déguisées d’assimilation, donc d’ethnocide. Considérer que les Amérindiens ou les Bushi Nenge sont des laissés-pour-compte du progrès a amené l’Etat, dès la création du département en 1946, à financer des plans de développement insensés, concernant notamment l’habitat. Les colons ont gracieusement permis l’avènement d’éléments-clés d’un confort auquel tout le monde est censé aspirer : électricité, eau courante, téléphone, télévision, etc., en feignant d’ignorer les problèmes sanitaires, sociaux et culturels engendrés. Les relations socio-familiales, ainsi que les rythmes de vie, ont été bien sûr bouleversés par cette transformation de l’habitat traditionnel. L’introduction du système monétaire, par le biais du travail salarié, et le versement d’allocations familiales et de diverses subventions comme le RMI, ont ainsi accru la dépendance économique et inoculent l’idéologie de la consommation, transformant une société solidaire en une société divisée entre nantis et frustrés. Le modèle occidental a par ailleurs imposé la concentration et la fixation des populations pour mieux les inclure dans un système administratif paperassier et aliénant. Jusqu’ici les Indiens avaient toujours habité des villages de taille réduite et déplacés tous les 10 ou 15 ans (semi-nomadisme), pour permettre une meilleure adaptation aux ressources naturelles et au gibier en particulier. Ils sont désormais obligés d’être salariés et d’avoir recours à une nourriture de plus en plus importée, comme tout bon occidental… La perte brutale de repères ancestraux a naturellement pour les Indiens des effets dévastateurs, les plus mesurables étant le taux anormalement élevé de suicides, et l’alcoolisme. Pourris d’argent via les allocations familiales et le RMI, les Amérindiens du village de Camopi dépenseraient ainsi en alcool 500 000 F des 700 000 f de subsides sociaux, selon Jacques Chirac lui-même ! Lors d’un débat à Cayenne en novembre 1997, il dénonça l’existence d’un campement de marchands d’alcool brésiliens installé en face de Camopi, de l’autre côté du fleuve-frontière Oyapok, donc en territoire brésilien. Bien qu’il cause des dégâts sociaux et psychologiques indescriptibles, ce campement existe toujours, la vente d’alcool aux Indiens constituant une activité des plus lucratives pour ces Brésiliens, qui ne risquent pas de sitôt de voir leurs débouchés diminuer !…

Quoi qu’il en soit, les politiques développementistes dévastatrices sont hélas toujours d’actualité en Guyane. La DIREN les a encore mis en pratique en 1998 dans le tiers-sud avec un zèle impressionnant. Emmanuel Verdier, alors à la tête de la DIREN, a ainsi mené une politique de grands travaux dits “infrastructurants” dans les communes concernées par le tracé du futur Parc (stations de captage d’eau, panneaux solaires…) qui ont fini par déclencher une polémique sans précédent : la DIREN n’essayerait-elle pas d’« acheter » les Amérindiens en prétextant leur fournir innocemment des équipements de développement, « durables » qui plus est ? Connaissant leurs réticences à l’égard du Parc dont elle est l’initiatrice, la DIREN tente de s’attirer la sympathie des Indiens en croyant montrer qu’ils ne sont pas oubliés par l’Etat, mais surtout de créer une dépendance à un pseudo-confort superflu… Tentative ratée. Les Indiens se font étrangement une toute autre idée du fameux « développement durable », si chère aux politiciens et aux entrepreneurs, et démontrent depuis des millénaires qu’il est aisément garanti dans des sociétés humaines vivant de la chasse, de la pêche, de la collecte et l’agriculture itinérante sur brûlis.

 

 

 

Entretien avec Thierry Sallantin

Ethnologue et auteur d’Un parc contre les Améridiens

Indésens : Vous vous intéressez depuis longtemps à la Guyane ?

Thierry Sallantin : Mon adhésion de ATIPAYA (Association lyonnaise des Indiens Wayana), à l’âge de 18 ans, fut mon premier engagement aux côtés des Amérindiens. Sept ans plus tard, en 1976, je livrais avec les Amis de la Terre une lutte sans merci contre le “Plan Vert”, projet du gouvernement de Valéry Giscard D’Estaing. Il s’agissait purement et simplement de défricher la forêt pour y installer des usines à papier, et pas moins de 30 000 colons agriculteurs !… Dès mon installation en Guyane, en 1986, j’ai multiplié les combats militants en faveur des Amérindiens : lutte contre l’organisation d’un rallye motonautique sur les fleuves, contre la construction d’un hôtel à la limite du Pays Indien, opposition au versement du RMI aux Indiens, opposition à la nominationd’instituteurs refusant d’adopter une pédagogie biculturelle, etc. Mon obstination à m’opposer à la logique étroite de profit des élus locaux me valut unehargnetenace dès1991. Les menaces seconcrétisèrentquatreansplus tard avec l’incendie de la maison de mon ami Daniel Salzmann à Saül, et même bientôt par une véritable tentative d’assassinat… Mon agresseur échoua, et perdit même accidentellement la vie. Le tragique incident se retourna contre moi : le jury de Cayenne, entièrement composé de notables guyanais, qui me jugea ensuite pour homicide volontaire sut me faire payer amèrement le prix de l’obstination avec laquelle j’avais combattu pendant 10 ans… Je suis donc resté 6 ans en prison. Moi qui croyais que la France était une démocratie et un pays de droit !

I.S. : 6 ans de prison ! Avez-vous des regrets, des rancœurs… ?

T.S. : Des regrets, non, bien sûr, j’ai toujours cru en mon combat de militant. Et je le poursuis d’ailleurs à l’heure actuelle à Paris en diffusant le maximum d’informations sur la situation désastreuse des Amérindiens. Mais je pense désormais qu’il faut combattre de façon moins solitaire et davantage inscrire son action dans celle de grandes organisations. Preuve en est de la triste fin de plusieurs autres « résistants » de ma génération : Bruno Manser disparu en forêt de Bornéo en mai 2000 pour avoir défendu les Penans et trop franchement défié le gouvernement indonésien ; mon ami Kris Wood, fondateur du journal écologiste Le Pou d’Agouti en Guyane, assassiné en octobre 1998 en Guyane ; sans parler du meurtre de Chico Mendès, célèbre défenseur de l’Amazonie… J’essaye donc de rallier le plus de monde possible à ma cause pour enfin peser. De toute façon, l’Etat français ne pourra plus longtemps ignorer le problème, puisqu’il est maintenant de notoriété publique que la Guyane est un pays dangereux dans lequel on ne peut pas enquêter : Reporter sans frontière vient de sortir un rapport, dans lequel la Guyane apparaît comme un pays dans lequel il n’y pas de liberté d’expression, aux côtés des pires dictatures !

I.S. : Où se situe votre combat aujourd’hui ? Y a t-il un espoir ?

T.S. : Je considère que le problème des forêts tropicales est mondial, je ne comprends donc pas pourquoi la décision concernant la création du Parc national serait exclusivement française ou, pire, guyanaise. Elle sera au moins européenne, j’espère, car il faut rappeler que la Guyane vit essentiellement de subventions provenant de l’Union Européenne. Sur 7 milliards de francs qui lui sont versés chaque années, plus de 5 milliards proviennent ainsi de l’UE dans le cadre du contrat de Plan Etat Région décidé début mai 2000 pour la période 2000/2006. Il faut donc mobiliser l’opinion européenne et, particulièrement, l’Allemagne qui est à l’origine de 30% de ces subventions. Rien ne peut être décidé si les contribuables allemands refusent de payer

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Galerie – Peinture Indiens

Posté par dreemkeeper le 27 avril 2008

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LOUP D ABYSSINIE

Posté par dreemkeeper le 23 avril 2008

midloupdabyssinie.jpgLe loup d’Abyssinie (Canis simensis), encore appelé Cabéru, ou même kebero en amharique, est le canidé le plus rare au monde : il reste moins de 500 individus à l’état sauvage dont 300 dans le parc national du mont Balé (Ethiopie) et aucun en captivité. Il est classé en danger d’extinction par l’UICN.

Endémique des hauts plateaux éthiopiens (3000 mètres d’altitude environ), les derniers représentants de l’espèce résident aujourd’hui principalement dans le Parc national du mont Balé au centre de l’Éthiopie , où entre fin septembre 2003 et janvier 2004, une épidémie de rage a décimé 65 victimes parmi les loups, soit plus des trois quarts de la population de la région de la vallée du Web.

Gravement menacés par cette épizootie de rage, un programme de vaccination soutenu financièrement par la CEPA a été mis en place dans la vallée du Web dès novembre 2003 par le Programme de conservation du loup d’Éthiopie.

Ces loups, qui se nourrissent essentiellement de rongeurs (notamment en chassant le rat-taupe géant) vivent en groupes familiaux. Leurs effectifs ont été considérablement diminués ces dernières années, principalement du fait des maladies transmises par les chiens et l’augmentation de l’activité pastorale sur les hauts plateaux. Il ne resterait à l’heure actuelle qu’une douzaine de meutes, représentant environ 500 individus

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QUEL CANADA POUR LES AUTOCHTONES?

Posté par dreemkeeper le 23 avril 2008

Quel Canada pour les Autochtones?

J’accuse!


ARTICLE -- 21 juin 2001

Pascale Navarro


photo: Xavier Harmel

Avocate spécialisée en droits de la personne, et en droit relatif aux Autochtones, RENÉE DUPUIS signe un essai percutant sur la situation des Amérindiens au Canada. Pour faire le point sur leur situation, et brasser la cage de nos idées reçues, nous l’avons jointe à Québec, où elle réside.
 
Depuis 25 ans, Renée Dupuis étudie la condition amérindienne, et elle a déjà publié trois autres ouvrages sur la question. Elle travaille aujourd’hui à la Commission des revendications des Indiens, où elle évalue les demandes des Autochtones qui ont été rejetées. Pour elle, le Canada héberge deux mondes: celui des Canadiens, et celui des Autochtones. Dans le plus beau pays du monde, ceux-ci sont traités comme des mineurs, et victimes de discrimination.Or, à la faveur d’une conscientisation internationale quant au traitement des Autochtones par les peuples colonisateurs (voilà un avantage de la mondialisation!), les questions se posent aujourd’hui autrement: en effet, qui croit encore qu’il n’y a qu’un seul point de vue sur l’Histoire? Que l’impérialisme occidental ayant fleuri dans le Nouveau Monde est sans conséquence pour les peuples autochtones? Des dinosaures…

L’essai de Dupuis, Quel Canada pour les Autochtones? La Fin de l’exclusion, jette donc un éclairage nouveau sur des problèmes qui durent depuis trop longtemps.

Le tiers-monde chez soi
Chez les Indiens (c’est l’auteure qui les désigne ainsi), l’espérance de vie est plus courte, la scolarisation est terriblement faible, sans parler du taux de suicide, affolant, anormalement élevé, selon les mots de Dupuis. C’est que leur situation est elle-même « anormale ». L’auteure n’hésite pas à qualifier les communautés autochtones de « tiers-monde » dans notre propre pays. « Cette expression n’est pas la mienne, précise Renée Dupuis, mais je la reprends à mon compte pour montrer que lorsqu’on regarde les statistiques sur les conditions de vie des Indiens au Canada, on ne peut que faire ce malheureux constat. Le pire, c’est que j’ai l’impression que l’on est plus facilement ému lorsqu’on évoque le tiers-monde ailleurs dans le monde que chez nous. C’est scandaleux! »

L’indignation est palpable tout au long des pages de cet essai, qui fait le bilan des lois canadiennes et de leurs conséquences sur les Autochtones. Et il y a de quoi se révolter devant tant d’injustice, de mauvaise foi, et d’indifférence. Dupuis démontre comment les choix politiques ont façonné la situation des Indiens d’aujourd’hui. « Certains d’entre nous disent par exemple qu’ils ne sont pas responsables de ce qu’ont fait leurs ancêtres, et que nous devons vite passer à un autre débat. Je dis que c’est faux: notre gouvernement, que nous avons élu, a pris des dispositions, a décidé pour les communautés. Il faut donc en débattre. »

Parmi les choix politiques évoqués par l’auteure, la tutelle des Indiens par le gouvernement fédéral demeure certainement le plus contesté par les Autochtones, et le plus dommageable. « La tutelle, c’est évidemment décider pour les autres. Et parmi ces décisions, il y a eu les déplacements de populations. Ces déplacements ont eu des conséquences catastrophiques. Vous avez le cas des Montagnais, sur la Basse-Côte-Nord, qui étaient chasseurs, et qui venaient vendre leurs peaux, au bord du fleuve, pendant les mois d’été. On a choisi de les sédentariser, et de créer une réserve. Mais tout cela sans consultation et avec beaucoup de légèreté… C’est ce que je reproche au gouvernement: on déplace des groupes d’un bord à l’autre du pays pour des raisons diverses telles que la construction de barrages, des coupes forestières, des pratiques d’agriculture; bref, on décide à notre gré, pour des commodités administratives! »

Tout cela n’est pas humain. La Commission canadienne des droits de la personne a fait enquête sur les Innus Mushuau, déplacés au milieu du XXe siècle. Les ravages entraînés par les changements de mode de vie et le déracinement sont, selon les enquêteurs, une violation de leurs droits fondamentaux. L’exemple de Davis Inlet, dont l’histoire a fait le tour des télévisions internationales, illustre le sort tragique réservé à ces Innus, dont le taux de suicide est le plus élevé au monde, selon plusieurs observateurs, dont le groupe Survival, qui publiait un rapport en 1999 au titre révélateur: Le Tibet canadien: le massacre des Innus.

À l’issue de la Commission royale sur les peuples autochtones, un rapport spécial sur la question du suicide, Choisir la vie, publié en 1995, relatait le témoignage d’un chef innu-montagnais sur la menace d’un « suicide collectif ». «  »Ce genre de suicide peut prendre plusieurs formes et plusieurs indices peuvent en être précurseurs: la crise d’identité, la perte de fierté, la dépendance dans tous les sens, le reniement de nos coutumes et de nos traditions, la dégradation de notre environnement, la perte de notre langue (…), etc. »" Bref, un monde qui pourrait disparaître sous nos yeux…

Des Indiens du XXIe siècle
Dans son essai, Renée Dupuis plaide pour une relecture de l’Histoire qui tiendrait compte du point de vue autochtone. Mais comment, concrètement, celui-ci aurait-il pu être traduit, alors que les Autochtones avaient une culture orale? Comment leur point de vue se serait-il manifesté? « D’abord, il faut arrêter de considérer qu’il n’y a qu’un seul point de vue. D’ailleurs, les textes des jésuites nous démontrent bien qu’il existait déjà des guerres entre nations pour l’occupation des territoires avant que les colons n’arrivent. Ensuite, il faut peut-être faire un effort: en archéologie, il reste beaucoup de travail pour comprendre comment vivaient les peuples autochtones; mais pour cela, une volonté est nécessaire. L’autre chose qui serait, selon moi, un minimum: réexaminer les textes historiques sous un autre angle, se débarrasser de notre perspective du conquérant venu dominer un pays. »

C’est que les préjugés sont tenaces. « J’entendais l’autre jour un historien à la radio qui évoquait un chef huron dont la participation avait été déterminante pour la paix entre la France et les nations autochtones en 1701; cet historien a traduit le nom du chef, qui signifiait en français « Rat ». Et il a ajouté: « Avec ce mot, on a tout dit. » Moi je m’insurge contre ce genre de raisonnement; non, on n’a pas tout dit! Le mot « Rat », pour la nation dont il parlait, renvoyait à l’appellation d’un clan, cela n’avait rien à voir avec un trait de caractère. Or, sans contextualisation, sans explication, on ne fait que perpétuer les préjugés. »

Ce qui explique en partie pourquoi le citoyen canadien trouve presque normal que les communautés amérindiennes aillent mal. Un ixième reportage sur le suicide des enfants au Labrador? Que voulez-vous, ils sont si malheureux… « Cela m’indigne! lance l’auteure. Je ne comprends pas cette attitude à accepter pour d’autres ce que l’on refuserait pour nous-mêmes. » D’autant plus que ces gens-là n’ont rien demandé: ni de se faire relocaliser, ni d’être pris en charge par d’autres, ni de rester fixés à la préhistoire. « Contrairement à ce que l’on croit, les Indiens veulent vivre au XXIe siècle, avec des moyens. Eux non plus ne veulent plus que leurs enfant meurent de maladie ou de faim. Il faut arrêter de les figer au XVIIe siècle. »

En fait, comme le soutient Renée Dupuis, nous avons peut-être plus de points en commun qu’il n’y paraît. « Nos cultures, dites blanche et autochtone, ne sont pas irréconciliables, dit-elle. Il faut essayer de voir les aménagements possibles d’un côté comme de l’autre; et surtout, profiter du fait que plusieurs nations veulent tendre la main pour que l’on trouve ensemble de nouvelles solutions. » Par exemple, plusieurs politiciens sont contre la redistribution des richesses de l’État vers les groupes autochtones, à la manière de la péréquation pour les provinces. « Mais pourquoi? Peut-être avons-nous là une solution. Et sur la question de l’exemption de taxes, peut-être y aurait-il moyen pour eux de se financer autrement? Selon moi, il faut agir vite, pour profiter de la crédibilité qu’ont encore les chefs auprès de leurs communautés. »

Renée Dupuis donne plusieurs exemples dans son livre de cette gestion à la pièce qui ruine à la fois le gouvernement (donc nous) et à la fois les cultures autochtones. « Il faut intervenir pour des raisons économiques, mais surtout pour des raisons humanitaires. On admet trop facilement la détresse des Indiens. On dirait qu’on accepte que ce soit leur destin. »

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le canada saccage son environnement

Posté par dreemkeeper le 20 avril 2008

600pxmorainelake17092005.jpgLe Canada saccage son environnement pour le pétrole.

Envoyé Spécial, France 2, le 17 avril 2008 : visionnage du reportage « Pour quelques Barils de plus ».

Ce reportage nous emmène en Alberta, une province du Canada ou l’on trouve le second gisement mondial de pétrole après celui de l’Arabie Saoudite. Ce gisement n’a pas encore été exploité car le pétrole y est sous forme de sables bitumineux, soit du pétrole visqueux mêlé à du sable. Son exploitation n’est rentable qu’a la condition que le prix du baril soit élevé, ce qui est le cas en ce moment avec  115 dollars.

Ces milliards de barils permettront sans aucun doute de repousser le Peak Oil, le point de décrue de production de pétrole, mais avec un coût écologique si effarant qu’il fait plus penser à une fuite en avant qu’à une solution durable.

Une catastrophe écologique majeure:

Pour extraire le pétrole, il faut le chauffer et donc utiliser d’énormes quantités de gaz naturel. Les forêts sous lesquelles on trouve ces gisements sont rasées, mettant à nu des paysages proprement lunaires. Les importants réseaux hydrauliques de la région s’en trouveront gravement polluée à terme à cause des rejets dans les rivières qui se stockent dans les lacs. Au détour d’une ballade en bateau dans l’immense lac Athabaska en aval des exploitations, un vieux du coin nous raconte que tous les gens qui ont essayé de boire l’eau du lac on attrapé des diarrhées carabinées. Certains cas de cancer du foie particulièrement rares (1 sur 200 000) le sont moins dans la région (3 / 1200 dans le village le plus proche) mais il n’y a pas de quoi s’inquiéter d’après les compagnies pétrolières parmi lesquelles la firme Total. Les crânes d’œufs payés par les compagnies pétrolières ont pondu plein de jolis rapports pour dire qu’il était normal que de nombreux poissons meurent eux aussi de cancer et que l’impact des exploitation sur les écosystèmes est limité.

La loi oblige les pétroliers à réhabiliter les sols en remettant des sols fertile par-dessus les couches de sables stériles qui restent après le passage de ces exploitations dévoreuses d’espace. Mais les résidus pétroliers restent. Extrêmement corrosifs ils passeront dans les nappes phréatiques.

 

D’après un rapport de l’ONG canadienne Défense Environnementale remis en février au gouvernement fédéral d’Ottawa et rendu public par la Quotidien La Presse, l’ensemble des constatations de ce reportage sont confirmées par de nombreuses mesures de terrain. A cela s’ajoutent des joyeusetés telles que les pluies acides.

Enfin les émissions canadiennes de gaz à effet de serre passeront de 40 millions de tonnes aujourd’hui à 75 millions de tonnes en 2020. La moitié de cette hausse sera imputable à l’exploitation pétrolifère. Le renoncement aux objectifs du protocole de Kyoto, décidé par le gouvernement pour intégrer les émissions de cette industrie entraîne également un encouragement au laxisme après les efforts entrepris dans d’autres secteurs.

Pour bien faire comprendre l’ampleur des dégâts causés par l’extraction du pétrole bitumineux, les auteurs citent une étude du US Department of Interior qui révèle que le plus gros barrage au monde, en volume, est en Alberta: il s’agit du Syncrude Tailings Dam (540 millions de mètres cubes).Or, ce barrage, entièrement fait de résidus provenant de l’exploitation des sables bitumineux, sert à retenir le contenu des bassins de décantations, ces boues extrêmement toxiques issues de la production pétrolière. On estime qu’elles couvrent aujourd’hui plus de 50 kilomètres carrés. « La superficie qu’occupe cette soupe toxique est rendue si grande qu’elle peut être vue à l’œil nu depuis l’espace« , note le rapport, photos satellites à l’appui.

L’avantage de l’Alberta, c’est qu’elle n’est quasiment pas peuplée et pour éviter que la population se dresse contre ce massacre il suffit d’acheter ou de raconter quelques boniments aux indiens qui y habitent. Mais la grande majorité des habitants de l’Alberta sont favorables à cette ruée vers l’or noir qui tire tous les salaires à la hausse. La ville de Calgary notamment, doit son essor au pétrole de l’Alberta. Après une première période faste suite aux chocs pétroliers, la ville a connu un ralentissement de sa croissance avec le retour au pétrole bon marché dans les années 80. L’économie de la Dallas canadienne repart désormais de plus belle.

Le Canada, qui était dans les années 90 un modèle d’exploitation saine et raisonnée de ses immenses ressources naturelles à cédé à la tentation de devenir un état pétrolier avec la formidable rente qui va avec. D’après l’ONG canadienne défense environnementale, les dégâts ainsi créés sur l’environnement réduisent à néant tous les efforts réalisés depuis 15 par ce pays qui apparaissait alors comme un modèle de développement durable. Il va falloir désormais se trouver d’autres modèles.

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LA SAGESSE

Posté par dreemkeeper le 9 avril 2008

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Texte de sagesse à méditer 

  

  

Je ne m’intéresse pas à la façon dont tu gagnes ta vie, 

Je veux savoir à quoi tu aspires, 

Et si tu oses rêver de réaliser le désir ardent de ton coeur. 

  

Je ne m’intéresse pas à ton âge. 

Je veux savoir, si pour la quête de l’amour et de tes rêves, 

Pour l’aventure de te sentir vivre, 

Tu prendras le risque d’être considéré comme fou. 

  

Je ne m’intéresse pas aux astres qui croisent ta lune. 

Je veux savoir si tu as touché le centre de ta propre souffrance, 

Si les trahisons vécues t’ont ouvert, 

Ou si tu t’es fané et renfermé par craintes de blessures ultérieures. 

  

Je veux savoir si tu peux vivre avec la douleur, la tienne ou la mienne, 

Sans t’agiter pour la cacher, l’amoindrir ou la fixer. 

  

Je veux savoir si tu peux vivre avec la joie, la tienne ou la mienne, 

Si tu oses danser, envahi par l’extase jusqu’au bout des doigts et des orteils 

Sans être prudent ou réaliste et sans te souvenir des conventions du genre humain. 

  

Je ne m’intéresse pas à la véracité de l’histoire que tu racontes. 

Je veux savoir si tu es capable de décevoir quelqu’un pour rester fidèle à toi-même, 

Si tu supportes l’accusation d’une trahison, sans pour autant devenir infidèle à ton âme. 

  

Je veux savoir si tu sais faire confiance, et si tu es digne de confiance. 

Je veux savoir si tu peux voir la beauté, même lors des jours sombres 

Et si tu peux trouver la source de ta vie dans la présence de cette beauté. 

  

Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien ou le mien, 

Et malgré cela rester debout au bord du lac 

Et crier: « Oui! » au disque argenté de la lune. 

  

Je ne m’intéresse pas à l’endroit où tu vis ni à la quantité d’argent que tu as. 

Je veux savoir si après une nuit de chagrin et de désespoir, 

Tu peux te lever et faire ce qui est nécessaire pour les enfants. 

  

Je ne m’intéresse pas à ce que tu es, ni comment tu es arrivé ici. 

Je veux savoir si tu peux rester au centre du feu avec moi, sans reculer. 

  

Je ne m’intéresse pas à ce que tu as étudié, ni où, ni avec qui. 

Je veux savoir ce qui te soutient à l’intérieur, lorsque tout le reste s’écroule. 

  

Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même, 

Et si tu aimes véritablement la compagnie de tes moments vides. » 

  

Oriah
Mountain Dreamer (an Indian Elder)
 

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TERRITOIRE DE L’ININI

Posté par dreemkeeper le 29 mars 2008

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Gérard Manset


TERRITOIRE DE L’ININI


Paroles et musique: Gérard Manset, 1991

Chaud comme un nid
Territoire de l’Inini,
Tout est fini,
S’enfonce vers l’infini,
Tronc équarri
Glisse sur le Maroni,
Piroguiers aguerris,
Chamane qui les guérit,
Pluie sans répit
Sur le rio Kamopi,
Seins ronds comme des fruits,
Nagent nus dans l’Inini.
Danse et magie
Ont duré toute la nuit.
Cendres sur l’abatti
Et l’avion est reparti.
Dans la cabane pour la nuit
Contre des perles et des fusils,
Femmes livrées sans un bruit,
Pluies sur l’abatti
Dans le village endormi,
Fièvres, maladies
Et l’avion est reparti.
Pleure et prie,
Arawak, Guarini
Guayara, Galibi
Pour les indiens
Du fond de leur sinistre nuit.
C’est comme un bout
De paradis
Qui tient debout.
Pleure et prie,
Arawak, Guarini,
Guayara, Galibi,
Pour les indiens d’Amazonie…


 

 

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NATTE DE SITTING BULL

Posté par dreemkeeper le 25 février 2008

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   Retour à la maison. Un musée américain de Washington (États-Unis) va rendre aux descendants du grand chef sioux Sitting Bull l’une de ses mèches de cheveux tressés ainsi qu’un pantalon, subtilisés à l’époque de son décès en 1890 par un docteur.

    »Nous rendons ces objets aux arrière-petits enfants du chef Sitting Bull parce que nous avons découvert qu’ils n’avaient pas été acquis de façon appropriée », a expliqué Bill Billeck, directeur des services chargés de restitution d’objets du Musée d’Histoire naturelle de Washington.

   Sitting Bull a été tué le 15 décembre 1890 lors d’un incident sur une réserve indienne du Dakota du Nord, deux semaines avant le fameux massacre de Wounded Knee (Dakota du Sud) au cours duquel au moins 150 Indiens Lakota, sur le point de rendre leurs armes, ont été tués par l’armée américaine.

   Suite à sa mort, son corps fut transporté dans un fort militaire où un docteur de l’armée prit possession d’une fine mèche de cheveux tressés de 40 cm de long ainsi que d’un caleçon long de laine, une sorte de pantalon traditionnel porté par les Indiens.

   Ernie LaPointe, en tant que représentant d’un de quatre arrière-petits fils connus de Sitting Bull, recevra ces reliques d’ici un mois après les délais d’éventuelle contestation passés.

    »J’espère que cela va apporter du baume au coeur à notre lignée et aux descendants de Sitting Bull, ainsi qu’à la nation Lakota », a indiqué Ernie LaPointe dans un communiqué de presse.

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LE LOUP

Posté par dreemkeeper le 12 février 2008

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Le Loup

 

Symbolique du Loup :

De tout temps le loup a été le symbole de la sauvagerie mais aussi de la virilité, alors que sa compagne, la louve était le symbole de la débauche, du désir sexuel et de la fécondité. Du fait qu’il voit la nuit, le loup a été un symbole de lumière, un animal solaire, un héros guerrier voire même un ancêtre mythique chez certains peuples. Par exemple, c’est un loup bleu céleste qui est à l’origine des dynasties chinoise et mongole ( Gengis Khan se prévalait d’être le descendant direct de ce loup ). Les Turcs l’admirent pour son ardeur au combat et sa force, au point qu’un de leurs chefs, Atatük, sera surnommé »le Loup Gris ».

Les Chinois et les Japonais le voient et l’invoquent en tant que protecteur, entre autre contre les autres animaux sauvages. Le loup symbolise alors la force mal contrôlée, qui se manifeste avec fureur, et sans discernement.

Dans la mythologie Romaine, la louve qui nourrit Rémus et Romulus n’est pas solaire mais terrienne, voire chtonienne, et elle symbolise la fécondité. Chez certains peuples sibériens, on invoque même le loup pour lutter contre la stérilité féminine. Cet aspect, chtonien et infernal, est resté l’aspect majeur du loup en Europe. On retrouve cet aspect dans le conte du Petit Chaperon Rouge ( où le loup symbolise le séducteur prêt à tout pour séduire une jeune fille et profiter d’elle ), ou dans le mythe du Grand Méchant Loup, qui font apparaître le loup comme un archétype des puissances sataniques. Au Moyen-Âge, on pensait que les sorciers se rendaient au Sabbat le plus souvent sous forme de loup, et que les sorcières y portaient des jarretelles en peau de loup. En Espagne, on croyait même que le loup servait de monture aux sorciers. Tout ceci se rapproche de la croyance dans les loup-garous, croyance répandue en Europe depuis l’Antiquité.

De par son côté carnassier, la gueule du loup est un puissant symbole initiatique, le loup dévorant le novice ( mort ), puis le rejetant une fois initié ( renaissance ). Ce passage dans la gueule du loup symbolise la descente aux enfers, la mort et les ténèbres, et la sortie de cette même gueule symbolise le retour à la vie et à la lumière initiatrice. Le loup est aussi le symbole de la destruction du monde pour qu’il puisse renaître à nouveau, en effet, dans la mythologie nordique, c’est le loup Fenrir qui tuera plusieurs dieux dont Odhinn lors du Crépuscule des Puissances ( Ragnarök ), avant d’engloutir le monde du milieu ( Midgardr ) pendant que ses fils avaleront le soleil et la lune. Ce n’est qu’après cela que le monde pourra renaître. De par cette symbolique initiatique et chtonienne, le loup est comme son cousin le chien, considéré comme un psychopompe et un initiateur. Chez plusieurs peuples, Amérindiens entre autres, le loup est celui qui guide les âmes des morts jusqu’aux Enfers. Chez les Algonquins et les Sioux, il règne même sur le pays des morts, et on retrouve cette association avec les Enfers dans la mythologie grecque, où Hadès porte un manteau en peau de loup.

Le loup est aussi un symbole guerrier fort, puisque le fait d’en voir un avant la bataille signifiait la victoire assurée chez certains peuples de l’Antiquité.

Dans la religion chrétienne, le loup représente les forces diaboliques qui menacent les fidèles comme le loup menace les moutons du berger. Seuls quelques saints ont su apaiser la férocité du loup, tels François d’Assise, Guillaume de Vercelli, ou encore Hervé et Philibert et Jumièges.

Dans la symbolique alchimique, le « loup gris » de laboratoire désigne l’antimoine qui va permettre de purifier l’or : le « loup des métaux » dévorant l’or pour le « racheter ».

Enfin, le loup avait un grand prestige chez les anciens peuples européens, et il était un totem chez les Celtes, comme il l’est encore aujourd’hui chez les Amérindiens. Chez eux, il est associé aux montagnes et aux endroits élevés, c’est aussi un enseignant, et un initiateur, un guide du sacré.

 

Aspects totémiques du Loup :

Ceux qui ont le loup pour totem sont comme lui sensitifs et intuitifs, ils aiment les hauteurs aussi bien physiques que spirituelles. Ils aiment aussi avoir un territoire bien à eux et délimité ( foyer, travail, relation ), et ils n’apprécient pas du tout que l’on y entre sans y avoir été invité. Ils ont aussi une intuition très développée, qui leur permet de savoir immédiatement les pensées et les intentions de quelqu’un, même si elles sont bien cachées. Comme le loup, ils peuvent lire dans le coeur d’une personne en plongeant dans leur regard ( d’ailleurs l’église catholique prescrivait de ne jamais croiser directement le regard d’un loup sous peine de se voir voler son âme ). Ils ont aussi du mal à gérer leurs sentiments : ils se sentent vulnérables s’ils les laissent apparaître au grand jour, et ils dépriment s’ils les refoulent, d’où une difficulté pour eux à prendre des décisions dans ce domaine. Ils doivent donc apprendre à gérer et harmoniser leurs émotions.

Comme leur totem ce sont des chasseurs, mais des chasseurs de philosophie et de spiritualité, ce qui donne un sens à leur vie. Enfin ils savent adoucir et faire passer même les pires nouvelles, ce qui les aide beaucoup auprès des enfants.

Ils sont enclins à la compassion et à la bienveillance, ils sont aussi généreux, artistes, chaleureux, sympathiques et compréhensifs. C’est à cause de cela que l’on se tourne vers eux en cas de problème, car ils peuvent tout comprendre. Le hic c’est que les problèmes qu’on leur soumet les affectent et les « vident », les loups ont en effet tendance à « absorber » les émotions des autres comme une éponge ( ils sont fortement empathes ). Ils doivent donc faire attention à ne pas tomber sur des « vampires psychiques » qui les videraient de leur énergie. Ils doivent faire d’autant plus attention qu’ils prennent souvent leurs décisions plus en fonction de leurs émotions que de leur logique ou de leur instinct, qui les guideraient beaucoup mieux.

Ils doivent aussi se mettre à l’écart de temps en temps afin de se débarrasser des énergies qu’ils ont accumulées au contact des gens, cela leur est nécessaire pour pouvoir continuer à vivre normalement. Ces périodes de solitude nécessaires aux loups peuvent les faire passer pour des êtres peu sociables, mais ce n’est pas le cas. Ils ont besoin de se sentir libres sur tous les plans possibles, et rester libres de leurs choix. Leur amour de la liberté les pousse à tenter d’aider ceux et celles qui sont en difficulté, maltraités ou privés de leur liberté.

Ils donnent aussi l’impression d’être trop crédules à cause de leur désir permanent de faire confiance aux autres. Leur plus gros problème est que la confiance et l’aide qu’ils donnent aux autres n’est pas toujours récompensée. Il leur faut autour d’eux des gens qui leur rendent autant que ce qu’ils donnent, afin qu’ils puissent garder leur souplesse et leurs facultés d’adaptation hors normes.

Les loups sont aussi très sensibles à la critique, surtout si elle porte sur leur travail, et ils peuvent très mal prendre une simple remarque. Ils aiment la beauté qu’elle soit naturelle ou artistique ce qui les amène à apprécier la musique, l’art, la littérature, la poésie, etc…..

Enfin, ce sont des romantiques, qui ont besoin d’aimer et d’être aimé, ainsi que d’avoir des relations intimes épanouies. Ils aiment beaucoup les plaisirs de la chair, ce qui les amène parfois à prendre du poids. Ils sont aussi enclins à utiliser principalement les médecines naturelles, souvent à cause d’allergie ou de mauvaise réaction aux effets secondaires des médicament allopathiques.

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